René Jacques-Morin, de Haiti, (W.I.) est travailleur social, affilié à l’Ordre professionnel des Travailleurs sociaux du Québec (OPTSQ), détenant une Maîtrise de Fordham University, de New York City, et la Licence comme Travailleur Social Certifié de Albany, USA, outre sa Licence de Droit du Conseil de l’Université d’État d’Haiti. Actuellement en retraite après une longue pratique servant à l’Office d’Analyse de Législation (OLA), Human Ressource Administration, New York City,
TERRE GLISSÉE offre une image, sous-jacente, de la déconcertante faillite d’une société humaine essentiellement autodestructrice et devenue déjà l’impuissante esclave de ses propres accomplissements.
Considérant les trois systémiques piliers sur qui la société moderne s’appuie encore — le Prolétariat, l’École, le Professionnel —, organismes à présent assujettis au conditionnement par les décideurs, et même exclus la plupart du temps, l’auteur célèbre leur fonction.
Ils se manifestent désespérément : « Sans nous les travailleurs, les paysans, et la sueur de nos fronts, et la sueur de nos corps, la Cité périrait dans la disette ». De son côté, le scolaire, rejetant l’étouffante accolade du patronat, « célèbre le baptême sur l’esplanade ensoleillée des collèges, dans les cours obscures de lycées de province, au forum universitaire. » Et à son tour, aux côtés de l’artisanat, toute une pléiade forcée dehors par l’ostracisme, n’ayant plus rien à perdre, est là pour réclamer, désormais, dans un langage nouveau.
Par l’imaginaire, l’auteur, d’une façon convaincante, fait repenser à ces exclus, « ceux-là sur qui les nations fondaient leurs espérances »; le livre plaide l’avènement aux lendemains de lumière, aux lendemains meilleurs.